Mémoires Revisitées est un parcours qui se déploie à travers le travail de huit artistes qui interviennent sur la mémoire comme matière vivante. La mémoire ici n’est pas une archive mais un espace d’action, dont l’arrière-pays est souvent politique.

Detroit, 2009. single channel video 13’00”, series of 11 c-prints, blueprints.
Site internet

Amir Yatziv
Detroit


A map of an Arab Town is presented to urban planners who aren’t aware that it was built as a military training area. They analyse the influence of the city’s structure on its imaginary inhabitants. The title of the video is borrowed from this training area in the country’s southern region. “Detroit” is a 1:1 simulation of a Palestinian city. The simulation generates an alternative reality which conceals the true reality. The training city “Detroit” was intended to prepare soldiers for combat in an urban area. It resembles a Muslim quarter, thus meeting the users’ needs in a simulation which would furnish them with a fantasy of an Arab city. The essence of this city is replaced by its fictive image. “Detroit” is devoid of flowering gardens; the city’s residents are mere extras, and the houses contain no books or any other sign of life.


Amir Yatziv introduces his video Détroit



Biography

Amir Yatziv is a filmmaker and visual artist. he is interested in past narratives and their contemporary interpretation . In his work he create a sense of estrangement, revealing the impossibility of a single coherent historical truth. Amir is a graduate of Bezalel academy of art (2008) and Hito Styerel class (2010). His works was shown in numerous group and solo exhibitions including: Tate Modern - UK, KW Berlin - Germany, Van Abbemuseum - Netherlands and more.



Deleted Scene
Textes de Claude d’Anthenaise et Yury Toroptsov.
24 x 32 cm, 96 pages, French/English/Russian, ISBN 978-3-86828-558-1

Yury Toroptsov
Deleted Scene


Je suis retourné en Russie pour visiter les vestiges éparpillés de la mémoire de mon père.

En fait, je ne sais pratiquement rien de lui. Il est mort avant que j’atteigne mes deux ans. Je n'ai pas de souvenirs personnels de lui. Presque rien de ce qui aurait pu rappeler son existence n’a survécu. Il y avait juste son appareil photo. Quand j'avais neuf ans, je l'ai trouvé dans l'armoire où ma mère l’avait gardé en sécurité pendant des années. Je l'ai démonté jusqu’ à la dernière vis comme si je cherchais quelque chose cachée à l'intérieur. De mes propres mains inconscientes, j’ai détruit le dernier objet qui nous liait à mon père.

Il y a encore ses photos, qu’il avait prises et tirées lui-même. Mon père était un photographe amateur. Sur l'une de ces photos, je suis un bébé de cinq mois couché sur le ventre sur le lit de mes parents. Mes yeux sont fixés sur lui, le photographe. Mon père, qui n’a plus que treize mois à vivre.

Le guide n°13 de la collection « Petite Planète », consacré à l'Iran, par Vincent-Mansour Monteil, Chris Marker (dir.), 1957, photos Atlas-photo. p. 184-185. Tous droits réservés.

Le guide n°13 de la collection « Petite Planète », consacré à l'Iran, par Vincent-Mansour Monteil, Chris Marker (dir.), 1957, photos Atlas-photo. p. 184-185. Tous droits réservés.

Sa mort prématurée a fait de lui un personnage abstrait, une ombre aux portes du néant. Il a été presque oublié. Personne ne parlait plus de lui. Sa tombe a été abandonnée. Tout ce que je savais de lui tenait à quelques histoires que les gens qui l’ont connu m'ont racontées. Malgré tout, ces histoires dites et redites avec plus ou moins de précision selon le témoin ont entretenu un semblant de souvenir. Tout comme le folklore se transmet, répété et révisé de génération en génération.

Une de ces histoires implique le réalisateur japonais Akira Kurosawa. En 1974, il tournait son film oscarisé "Dersou Ouzala" aux abords de notre village. Mes parents et moi, un nouveau- né qui dormait dans les bras de sa mère, sommes passés en voiture devant le site du tournage et avons vu le célèbre cinéaste. À l’époque, très peu de Russes savaient qui était Kurosawa ou réalisaient l'exceptionnel de ce qui se passait. Mes parents ne se sont pas arrêtés longtemps, ils ont continué leur trajet.

Pour nous, mais nous ne l’avons compris que beaucoup plus tard, cette rencontre fortuite de la vie de notre famille avec un moment mémorable du cinéma mondial a représenté une charnière importante. Ce fut, dans la mémoire familiale, la dernière heure du temps où nous étions encore réunis et heureux.

Shilo Group
Titre de l’œuvre


Shilo group was founded by Vladyslav Krasnoshchok, Sergiy Lebedynskyy and Vadym Trykoz in Sept. 2010. As an engineer, a surgeon, a scientist we differ in our backgrounds and respectively apply diverse approaches and personal outlooks within common ideological domain challenging ourselves permanently. This is the very gist of the exciting nature of collaborative practice for us which helps our photography to employ an explosive mixture of visual expressiveness, rough unrestrained content and to certain extent boldness. At the assemblage point all of us have been independently engaged in street photography for 2 to 3 years already. Sharing common ideological standpoints in photography, being young and self-taught we felt stuck in a big swamp of played out and constrained local photography environment. Kharkiv school of photography emerged for us much later than the international scene. Our primary interest, which further on influenced our artistic oeuvre, has built up on the diaries of Yuri Rupin, who together with Evgeny Pavlov founded the photographic group “Vremya” (“Time”) in the late 70-s. The most known ex-member of “Vremya” is Boris Mikhailov, who has become a world acknowledged artist applying social documentary photography with particular Kharkiv touch and historical context of pre- and post-collapse time. The collapse of the Soviet union affected the scene severely: another outstanding Kharkiv photographic group “Gosprom” (late 80-s) collapsed, the most active and recognized artists left Ukraine, the other lied low and a typical for Kharkiv rushing photographic life has faced a standstill. So as representatives of already new generation we believe that the decision to create a group, reconsider the heritage of Kharkiv school of photography, succeeding its strategies and developing a rather audacious language of our own has naturally appeared in the nick of time. Our enthusiasm interwines with the lifestyle and is in a way bringing new awakening to the Ukrainian photography, to make it fame in the world.

Francis Alÿs
Nom du projet


Francis Alÿs, de son vrai nom Francis De Smedt1, naît en 1959 à Anvers et grandit dans le Pajottenland1. De 1978 à 1983, il suit une formation d'architecte à l'Institut supérieur d'architecture Saint-Luc à Tournai, puis de 1983 à 1986 à l'IUAV, à Venise2. En 1987, il est ingénieur au Mexique pour participer à un projet de secours du gouvernement belge pour la capitale Mexico détruite par un tremblement de terre. Il s'y établit et y développe un travail interdisciplinaire, jouant entre l’art, la ville et l’aspect social. À partir de 1989, il laisse ainsi derrière lui sa formation d’architecte et entame un travail diversifié sur la ville que l’on parcourt : jeux d’enfants, chiens errants, vitres cassées ou marchands ambulants sont réfléchis à travers des photographies, vidéos, actions, dessins, installations. Il développe son travail dans plusieurs villes, dont New York, Londres, Lima et Jérusalem, questionnant les enjeux de frontières et de territoires[réf. nécessaire]. Francis Alÿs décrit son travail et le contexte dans lequel il l'inscrit comme un art politique, au sens grec du terme, la polis: la ville comme un lieu de sentiments et de conflits. Avec des actions simples, symboliques ou ironiques, il étudie l'influence de l'art sur la vie dans la ville

Periódico de la exposición La Isla de la Fantasía, de Adela Goldbard, realizada en Polyforum Siqueiros.

Adela Goldbar
La Isla de la Fantasía



Annexes : le Making of Télécharger les modélisations



A. H. & V. M.
Eden


Tommaso Tanini


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