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mercredi 23 mai 2018


L’écriture des glyphes et leurs formes.



© Daphné Le Sergent, 2018

mardi 22 mai 2018


L’écriture des glyphes et leurs formes.


Conversation avec Jean-Michel Hoppan,
épigraphiste, ingénieur d’étude au CNRS.


Daphné Le Sergent : Ce qui m’a frappé dans l’écriture maya, c’est la structure mystérieuse, intrigante, de ses glyphes. En premier lieu, j’ai eu la forte impression qu’ils avaient une structure complexe et dense, comme s’ils étaient composés de plusieurs cellules qu’on avait agrégées ensemble. Et dans chacune de ces étranges cellules, les lignes et segments qui les remplissent sont courbes, rondes, souvent tournées vers le centre. On dirait qu’on a d’abord tracé le contour puis qu’on l’a rempli de la périphérie vers le centre, dans une logique centripète. Sait-on comment ces caractères ont été formés ? En connait-on les règles d’écriture ? Quel a été le support le plus usité ? La pierre ?


Jean-Michel Hoppan : La question reste ouverte car il s’agit d’une écriture morte et donc d’une pratique perdue. Il est délicat de dire dans un glyphe quel tracé vient en premier.

Nous avons tous en tête les glyphes gravés sur des stèles au pieds des pyramides. Mais ceux-ci sont présents sur de nombreux supports, sur les architectures elles-mêmes (jambages de portes ou colonnes) mais aussi sur du mobilier (autels, trônes) ou sur des objets du quotidien comme des céramiques. Pourtant – et même s’il ne nous reste que de rares exemplaires comme les codex de Dresde, Madrid ou Paris-, il y a suffisamment d’indices pour penser que le papier (le papier d’amate) fur le support le plus courant de l’écriture maya.

L’écriture maya mêle des logogrammes – ou « idéogrammes » – avec des phonogrammes à valeur syllabique. Ceci permet une grande souplesse dans la retranscription de chaque mot qui a souvent plusieurs logogrammes équivalents mais que l’on peut aussi décomposer en syllabes. L’exigence des scribes étaient, pour un mot répété au même endroit, de ne pas reprendre le même glyphe. On appelle cela l’esthétique de la variation. Cette idée d’esthétique couvre non seulement le soin donné à la forme de l’écriture, à son amplitude graphique mais aussi celui donné à la disposition des glyphes, souvent en relation avec des images voisines.

Avec cette esthétique de la variation, nous sommes loin de la civilisation égyptienne qui a produit des encodages normalisés avec les hiéroglyphes. Les formes y restent semblables, stables, en réponse à la volonté administratrice des dynasties au pouvoir. Chez les Mayas, au contraire, la variation a rendu l’écriture opaque, déchiffrable par le petit nombre des dirigeants et des religieux, vanité qui a rendu complexe le décryptage de cette écriture lancée depuis le 19ème siècle.



Hoppan , Maya ; Daphné Le Sergent ; glyphe ; sorcier

(Source) Jean-Michel Hoppan, Parlons Maya Classique. Déchiffrement de l’écriture glyphique (Mexique, Guatemala, Belize, Honduras), Paris, L’Harmattan, 2014




Jean-Michel Hoppan : WAY est une notion très fortement ancrée dans la civilisation méso-américaine. Il signifie « sorcier » mais aussi « double spirituel », « nagual ». Les dirigeants par exemple avait choisi le jaguar comme étant ce double. Dérivée de diverses façons, WAY est la racine des verbes compris dans le champ sémantique du sommeil et des songes, dans la plupart des langues mayas originaires des Basses terres (là où a essentiellement été employée l’écriture classique) : par exemple, WAEYEL signifie “dormir” en tzeltal (langue du Chiapas), WAYAK signifie “faire des rêves prémonitoires” et WAYIB “chambre (à coucher, avec son lit)” en yucatèque, le maya du Yucatan.

Il y donc deux sens pour ce glyphe, celui de double spirituel, de nagual, d’un être mythologique à la fois humain et animal, et celui de chambre, de lieu consacré au sommeil, où l’esprit s’échape. On entend donc aussi par là « cénote » qui est un puit naturel que l’on trouve au Yucatan et qui est considéré comme sacré pour les mayas. On plonge au cœur de la terre, dans ce qui évoque l’inframonde, le royaume des morts et des seigneurs de la nuit. Dans certains temples, l’univers tout entier est figuré, l’officiant peut, selon les besoins des rituels, aller de la surface de la terre à l’Infra monde, ou encore monter vers le ciel, là où séjournent les dieux du cosmogramme maya.

dimanche 20 mai 2018



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Mot-clé : SUM

samedi 19 mai 2018



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Mots-clé: MAY, compression

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Mots-clé: configuration des choses / constellation

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