Claudio Zulian
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Lundi 14 octobre 2013

Claudio Zulian, "Power No Power"

Claudio Zulian, “Power No Power”

Lundi 30 septembre 2013

Les enfants sont capables de présence absolue, les adultes la cherchent —c’est l’un des travaux des artistes. L’éducation consiste, en général, en l’oubli de ce pouvoir de présence, parce qu’elle est un gage d’insoumission.
Un artiste peux aider les enfants à ne pas oublier. Il leur montre aussi que la présence absolue a une place très fragile dans le monde adulte, mais elle existe et elle a ses propres techniques. Les connaître c’est s’assurer la possibilité de défier tout pouvoir.

Mercredi 18 septembre 2013

Allocution de Nicolas, candidat aux présidentielles.

Allocution de Nicolas, candidat aux présidentielles.

Mardi 17 septembre 2013

Extrait audio du film « Power No Power » : allocution de Nicolas lors du débat avec Sileymane, son adversaire aux présidentielles.

Lundi 9 septembre 2013

Le principe du rire et de la sensation carnavalesque du monde qui sont à la base du grotesque détruisent le sérieux unilatéral et toutes les prétentions à une signification et à une inconditionnalité située hors du temps.

Mikhaïl Bakhtine, François Rabelais et la culture populaire au Moyen Âge et sous la Renaissance.

Mercredi 28 août 2013

Photogramme du film Power No Power

Photogramme du film Power No Power

Lundi 26 août 2013

Power No Power est une oeuvre autour du pouvoir mais aussi un acte d’ “empowerment” d’un groupe de jeunes qui, par destin social, n’ont qu’un très faible pouvoir.

Lundi 15 juillet 2013

Lors du tournage de "Ce ne sera pas pareil", premier volet de la trilogie sur les jeunes et le pouvoir, Barcelone, 2010.

Lors du tournage de “Ce ne sera pas pareil”, premier volet de la trilogie sur les jeunes et le pouvoir, Barcelone, 2010.

Mercredi 10 juillet 2013

dans l’enregistrement il y a une coupe

quelque chose a échappé au contrôle

un frame ou un instant

un oiseau a buté contre la caméra

là haut sur le mât

un éclair est tombé tout près

un frame ou un instant

commence une histoire autre

par effraction

Lundi 8 juillet 2013

Vendredi 28 juin 2013

Dans les jeux d’enfants, l’omniprésence du corps rend toute mémoire impossible : nous sommes en deçà.

Dans le “jeu” des adultes — au théâtre, au cinéma — les acteurs revivent cet oubli de soi et l’instituent comme fondement de l’être-ensemble.

Le pouvoir, dans la société contemporaine, s’approprie le jeu des adultes en le faussant, pour en faire à son tour son propre fondement : la société du spectacle.

Nos jeunes acteurs, parce qu’ils sont encore assez proches du véritable oubli de soi, ont peut-être réussi à détourner le jeu du pouvoir de cette société et à nous le montrer dans toute sa ridicule — et dangereuse — nudité.

Jeudi 20 juin 2013




Le tournage a révélé de nouvelles dimensions du projet « Power No Power ».
Les jeunes nous ont appris comment basculer dans la pure présence — n’est-ce pas cela la question centrale du pouvoir ? Comment disposer de soi sans contrainte ?
Par leur rire, les jeunes ont accompli avec nous — nous avons bien ri avec eux — le vieux rituel du carnaval : ils ont inversé le monde du pouvoir.
En français les activités enfantines et la répresentation théâtrale ont le même nom : jeu.

Mercredi 19 juin 2013

Image extraite du film en cours de réalisation "Power No Power"

Image extraite du film en cours de réalisation “Power No Power”

Jeudi 13 juin 2013

Mardi 11 juin 2013

Jean Rouch, "Les maîtres fous", 1955

Jean Rouch, “Les maîtres fous”, 1955

Vendredi 7 juin 2013

Tournage de "Power No Power" dans les anciens laboratoires L.T.C. à Saint Cloud

Tournage de “Power No Power” dans les anciens laboratoires L.T.C. à Saint Cloud

Mercredi 5 juin 2013

Lundi 3 juin 2013

Le contrôle a commencé il y a longtemps déjà. L’identification continue d’en être le noyau. Il est peut-être temps de se dés-identifier.



Mercredi 29 mai 2013

« La Deutsche Bahn va tester des mini-drones pour lutter contre les tags »

Lire l’article sur LIBÉRATION.FR

Lundi 27 mai 2013

Werner Herzog, “Les nains aussi ont commencé petits”, 1970

Jeudi 23 mai 2013

Mercredi 22 mai 2013

Mardi 21 mai 2013

Le moindre mouvement de caméra, la moindre différence de distance focale et même le type de caméra sont des éléments significatifs. Ils sont à mon sens liés au dispositif général de chaque pièce. Dans “Power No Power”, la question du contrôle habite l’œuvre dans toutes ses dimensions formelles. Nous savons désormais à quoi ressemble l’esthétique du contrôle : cadrage très ouvert (plan très général), grande profondeur de champ, netteté des lignes, éclairage homogène, mouvements mécaniques. Ma caméra, dans “Power No Power”, tiendra compte de tous ces aspects, même si l’objectif n’est pas de les reproduire.

Mercredi 15 mai 2013

Lundi 13 mai 2013

Jeudi 9 mai 2013

Mercredi 8 mai 2013

Lundi 6 mai 2013

Jeudi 2 mai 2013

Lundi 29 avril 2013

Si l’enfance n’est ni privation, ni misère, c’est donc d’elle qu’il convient de repartir. Loin d’être « l’impuissance même, mais (elle est) l’éclosion progressive, douloureuse, dramatique de la puissance d’agir… »

François Zourabichvili, Enfance et royaume,
cité par Liane Mozère, « Devenir-enfant »

Jeudi 25 avril 2013

Mercredi 24 avril 2013

Lundi 22 avril 2013

Vendredi 19 avril 2013

Le pouvoir, c’est de raconter une histoire dans laquelle tu aurais perdu, même si tu ne t’en souviens pas.

Mercredi 17 avril 2013

Lundi 15 avril 2013

Jeudi 11 avril 2013

Mardi 9 avril 2013

Lundi 8 avril 2013

Après Foucault, nous savons qu’une biopolitique tente de façonner nos vies : par des normes de comportement, par des représentations qui nous invitent à l’imitation, par des espaces arrangés selon ses fins. Nous nous demandons maintenant : une “bioliberté” est-elle possible ?

Jeudi 4 avril 2013

Mercredi 3 avril 2013

Lila

Lundi 1 avril 2013

Jeudi 28 mars 2013

Dans les sociétés de discipline, on n’arrêtait pas de recommencer (de l’école à la caserne, de la caserne à l’usine), tandis que dans les sociétés de contrôle on n’en finit jamais avec rien, l’entreprise, la formation, le service étant les états métastables et coexistants d’une même modulation, comme d’un déformateur universel.
(…)
C’est peut-être l’argent qui exprime le mieux la distinction des deux sociétés, puisque la discipline s’est toujours rapportée à des monnaies moulées qui renfermaient de l’or comme nombre étalon, tandis que le contrôle renvoie à des échanges flottants, modulations qui font intervenir comme chiffre un pourcentage de différentes monnaies échantillons. La vieille taupe monétaire est l’animal des milieux d’enfermement, mais le serpent est celui des sociétés de contrôle. Nous sommes passés d’un animal à l’autre, de la taupe au serpent, dans le régime où nous vivons, mais aussi dans notre manière de vivre et nos rapports avec autrui. L’homme des disciplines était un producteur discontinu d’énergie, mais l’homme du contrôle est plutôt ondulatoire, mis en orbite, sur faisceau continu.



Gilles Deleuze. « Post-scriptum sur les sociétés de contrôle ».

Mercredi 27 mars 2013

Lundi 25 mars 2013

Jean Vigo : « Zéro de conduite », 1933

Jean Vigo : « Zéro de conduite », 1933

Impossible de ne pas penser à Jean Vigo.

Lundi 18 mars 2013

Moi-même, vu par Zidine.

Jeudi 14 mars 2013

jeudi 14 mars

Le pouvoir ne pourrait pas s’exercer si les sujets n’avaient pas eux-mêmes du pouvoir :

au moins celui d’exécuter les ordres. La partie n’est donc jamais close.

C’est cela que nous cherchons : quel-est notre pouvoir et comment pouvons-nous y jouer?

Lundi 11 mars 2013

Vendredi 8 mars 2013

Image d'ouverture

J’ai travaillé en différentes occasions avec des adolescents. Ils m’intéressent et m’importent beaucoup. Leur monde est à la fois le résumé du monde des adultes et une fenêtre sur le monde à venir. (…) J’ai surtout travaillé avec des jeunes dans des quartiers difficiles. Leurs difficultés sont l’exacte mesure de l’injustice à laquelle ils sont confrontés.

Je voudrais, cependant, proposer aux jeunes une expérience vitale dans laquelle l’ironie leur permette de prendre de la distance et peut-être d’imaginer de nouveaux chemins. Une expérience connectée avec l’ancienne tradition du Carnaval, dans laquelle le rire invalide le monde oppressif du présent et permet d’ouvrir une brèche vers le futur.

De ces processus naîtront des images en mouvement, qui peupleront des écrans, peut-être comme les éléments d’une architecture fluide et mobile — des vidéoinstallations — ou bien comme des projections — des espaces mentaux.