05 avril 2013
Comme l’a montré Gilles Deleuze, le cinéma ruine la fallacieuse distinction psychologique entre l’image comme réalité psychique et le mouvement comme réalité physique. Les images cinématographiques ne sont ni des « poses éternelles » (telles les formes du monde classique), ni des « coupes immobiles » du mouvement, mais des « coupes mobiles », des images elles mêmes en mouvement, que Deleuze appelle des « images-mouvement ». Il faut prolonger l’analyse deleuzienne et montrer qu’elle concerne, de façon générale, le statut de l’image dans la modernité.
