Arin Rungjang · Claudio Zulian · Damir Očko · Daphné Le Sergent · Estefanía Peñafiel Loaiza · Ismaïl Bahri · Natacha Nisic · Omer Fast

IB 18/07

Après un mois de silence et de prise de recul, je reviens clore ce carnet tenu depuis un an, avec intermittences, en fonction des intensités de travail et des envies.

J’ai relu le carnet, retracé quelques souvenirs et m’est ré-apparue la difficulté que représente un tel « exercice ». J’ai le sentiment que toute tentative de retranscription d’une recherche en cours – quelle que soit son degré de fidélité – est délicat. Cela revient à être à la fois l’acteur et l’observateur d’une même chose. Ce qui représente une torsion délicate mais intéressante parce que je crois que c’est, d’une certaine façon, ce que j’essaye de faire dans mon travail : travailler avec des matériaux en même temps que j’en enregistre les développements.

Je me suis donc pris au jeu du carnet, avec enthousiasme. Et malgré un essoufflement vers la fin (mais il faut dire que les dernières semaines de préparation de l’exposition m’ont laissé peu de répit) je trouve qu’il a plutôt bien tenu la distance.

En parcourant le carnet, je me rends compte de l’avoir pensé comme un double allusif – et parfois un peu infidèle – des recherches menées ces derniers mois. Est-ce par timidité, par peur de dévoiler totalement ce que je considérais toujours comme étant insuffisant et perfectible ? Aucune idée… Je me suis surtout adonné, je pense, à l’exercice de l’allusif et du ricochet. Comme si ce carnet avait été l’épiphénomène, l’écho centripète ou l’après-coup lointain d’une recherche inquiète. Je crois que je l’ai plus conçu comme un phrasé rythmique (fait d’images et de mots) que comme le calque précis de ce qui se tramait à l’atelier. Il n’en escorte pas moins, je crois, le tâtonnement de ces derniers mois.

Je voudrais remercier tout ceux qui l’ont suivi et vous dire à bientôt.