21 octobre 2015 | Ciné-club | Laissez un commentaire

Christine (John Carpenter) et le fétichisme des marchandises.

Ciné-club



Christine – adaptation cinématographique du roman éponyme de Stephen King réalisée par John Carpenter en 1983 – est l’histoire d’une automobile très spéciale. Il s’agit d’une Plymouth « Fury » rouge sang, dont le nom de créature mythique persécutrice lui va comme un gant. Jalouse et implacable, Christine condamne à mort ceux qui lui veulent du mal et celles qui lui disputent l’attention de l’élu de son cœur mécanique. Christine est une automobile dotée de volonté, sinon d’une âme, comme on avait auparavant l’habitude de dire (et comme il n’en déplairait pas à Carpenter).

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19 octobre 2015 | Le questionnaire de C. Schulmann | Laissez un commentaire

Emotional Technologies Q&A #10: Elizabeth McAlpine

Le questionnaire de C. Schulmann

Jean-Baptiste Courtier, series “Natation Synchronisée” © Jean-Baptiste Courtier 2015

As she points out in her answers, the work of Elizabeth McAlpine (1973) is sculptural. The names Tacita Dean and Anthony McCall feature among her references. While they allow an emphasis on the importance of film installed in the exhibition space, they also accompany what “haunts” the artist – the thing that she evokes here: ghostly presences, hidden shadows, the stuttering of images. Clara Schulmann

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5 octobre 2015 | Le questionnaire de C. Schulmann | 3

Emotional Technologies 
Q&A #9: Marcelline Delbecq

Le questionnaire de C. Schulmann
Marcelline Delbecq, Oublier, Voir, Lecture avec projection d'images, 22', Soirée Nomade à la Fondation Cartier pour l'art contemporain, 18 juin 2014. Photo projetée : Rémy Héritier. Photo : Olivier Ouadah.

Marcelline Delbecq, Oublier, Voir, Lecture avec projection d’images, 22′, Soirée Nomade à la Fondation Cartier pour l’art contemporain, 18 juin 2014. Photo projetée : Rémy Héritier / Photo : Olivier Ouadah.

Je me souviens d’avoir écouté les textes de Marcelline Delbecq (n. 1977) il y a quelques années, quand nous suivions ensemble une formation à l’université. Sa voix surtout m’a beaucoup marquée. Quand je lis ce qu’elle écrit aujourd’hui, je m’aperçois que ses références, ses méthodes de travail étaient présentes alors – déjà identifiées, au travail. Voici ce qu’elle se prépare à publier – entre autres : When a woman gets lonely (CDN d’Orléans, 2015-2016), Oublier, voir (éditions Fondation Cartier pour l’art contemporain et Manuella éditions, septembre 2015), Combien d’années-lumière (Crédac, Ivry sur Seine, septembre-décembre 2015).

I remember listening to texts by Marcelline Delbecq (b. 1977) a few years ago, when the two of us were at university together. It was her voice, above all, that made an impression. When I read what she is writing now I realise that her references and her working methods were already present then, already identified, in her work. She is about to publish (among other projects), When a woman gets lonely (CDN, Orléans, 2015-2016), Oublier, voir (Éditions Fondation Cartier pour l’Art Contemporain and Manuella Éditions, September 2015), Combien d’années-lumière (Crédac, Ivry-sur-Seine, September-December 2015). Clara Schulmann

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2 octobre 2015 | Le questionnaire de C. Schulmann | Laissez un commentaire

Emotional Technologies 
Q&A #8: Louise Hervé et Chloé Maillet [FR/EN]

Le questionnaire de C. Schulmann
Louise Hervé & Chloé Maillet

Louise Hervé & Chloé Maillet, Le passeur / The ferryman, 2013.
Performance and seashell, about 15 min, unique.

J’avais assisté à une performance de Louise Hervé et Chloé Maillet (1981) dans le jardin des Tuileries. Plus tard, un workshop à l’école supérieure d’art de Bordeaux nous a réunies quelques jours d’affilée. Il s’agissait de les faire intervenir auprès des étudiants afin de familiariser ces derniers à la prise de parole. Ce travail a été complexe, semé d’embûches, mais nous sommes parvenus à un résultat : l’idée d’une radio libre menée en live par les étudiants.

I had attended a performance by Louise Hervé and Chloé Maillet (1981) in the Jardin des Tuileries. Later, I spent several successive days with them in a workshop at the École Supérieure d’Art in Bordeaux. The idea was for them to work with the students in order to familiarise them with expressing themselves publicly. The work was complicated, with all kinds of mishaps, but we got a result: the idea of a live radio broadcast run by the students. Clara Schulmann

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30 septembre 2015 | Le questionnaire de C. Schulmann | Laissez un commentaire

Emotional Technologies 
Q&A #7: Valérie Mréjen [FR/EN]

Le questionnaire de C. Schulmann

Valérie Mrejen et Bertrand Schefer, L’Année passée, Vidéo, 3’40, 2015

Valérie Mréjen (1969) écrit des livres et réalise des films. Il y a des phrases qu’elle a écrites qui me restent en tête, dans Eau Sauvage notamment. Au début de la lecture, on se dit que ça va, et puis progressivement ça dérape. On frôle toujours la catastrophe, mais c’est une débâcle quotidienne, ordinaire. J’aime particulièrement : « Allô, tout va bien ma chérie ? Non parce que j’ai vu ce matin dans le journal qu’un immeuble a brûlé dans le XIe arrondissement et comme tu es dans le XIIe j’ai pensé à toi en me disant que c’était peut-être chez toi. » (Eau Sauvage, Ed. Allia, Paris, 2004, p.8)

Valérie Mréjen (1969) writes books and makes films. Some of her sentences linger in my mind, especially the ones in Eau Sauvage. When your start reading, you think things are okay, then they gradually start to go wrong. There’s always a close shave with disaster, but the debacle is quotidian, ordinary. I particularly like: “Hello, are you all right, my love? No because I read in the paper this morning that a building had burned down in the 11th arrondissement and as you are in the 12th I thought it might be yours.” (Eau Sauvage, Ed. Allia, Paris, 2004, p. 8) Clara Schulmann

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28 septembre 2015 | Ciné-club | Laissez un commentaire

Flowers and Trees

Ciné-club


Après l’arbre qui souffle de Katia Maciel et l’être-forêt d’Emily Richardson, voici des arbres (et des fleurs et des champignons) qui dorment et qui se réveillent, qui font de la gymnastique et qui dansent, qui tombent amoureux et qui souffrent de la jalousie. Voici, en somme, des arbres anthropomorphes, rêvés par Walt Disney en 1932, dans le contexte de la série Silly Symphonies.

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24 septembre 2015 | Carte postale | Laissez un commentaire

Une carte postale de Daniel Barroca

Carte postale

Akan figure. Not dated. Photo by Nuno Lamas

Cette carte postale est signée par Daniel Barroca, artiste portugais dont quelques travaux sont actuellement exposés à la Fondation Gulbenkian à Paris, dans le cadre de l’exposition collective « Au sud d’aujourd’hui ». Je connais Daniel depuis plusieurs années : son travail autour et à partir de quelques photographies de soldats prises lors de la guerre qui opposa le Portugal à ses anciennes colonies Africaines – l’Angola, le Mozambique, la Guinée-Bissau, le Cap-Vert, São Tomé et Príncipe – fait partie des plus intéressants et exigeants à avoir été développé ces dernières années. Cette carte postale me touche beaucoup, parce qu’elle concerne la façon dont ce lourd héritage qui est aussi le mien se croise étonamment avec une question qui me hante depuis longtemps – celle de la puissance des images.T.C.

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23 septembre 2015 | Le questionnaire de C. Schulmann | Laissez un commentaire

Emotional Technologies 
Q&A #6: Alexandra Navratil

Le questionnaire de C. Schulmann
Alexandra Navratil, Resurrection, Video HD, 6:36 min, b&w/ sound, 2014

Alexandra Navratil, Resurrection, Video HD, 6:36 min, b&w/sound, 2014

Alexandra Navratil (1978) and I communicated by email. I know that she lives in Zurich and that she teaches at the Art Institute in Basel. I discovered her work in an image taken from one of her films, Resurrections (2014) and I asked her to send me more films. For me, her work has a kind of aquatic quality: archive images are like a liquid element that she dives into. Clara Schulmann

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21 septembre 2015 | Le questionnaire de C. Schulmann | Laissez un commentaire

Emotional Technologies 
Q&A #5: Maïder Fortuné [FR/EN]

Le questionnaire de C. Schulmann
Maïder Fortuné, Carrousel, 2010. Video HD Mscope, couleur, sonore, 12 min  Miroir grossissant.

Maïder Fortuné, Carrousel, 2010.
Video HD Mscope, couleur, sonore, 12 min, miroir grossissant.

J’ai rencontré Maïder Fortuné (1973) à Rome. Notre premier échange a eu lieu entre les étagères de la bibliothèque de la Villa Médicis. Je vois encore son visage surgir au milieu des livres. Depuis, nous continuons de parler, d’échanger des textes. Dans ces discussions, les films (les siens ou d’autres) arrivent dans un second temps – comme si la littérature nous mobilisait davantage.

I met Maïder Fortuné (1973) in Rome. Our first exchange was between the shelves of the library at the Villa Medici. I can still see her face looming out from among the books. Since then we have spoken regularly and exchanged texts. In these discussions, films (her own or other people’s) take second place, as if literature concerned us more. Clara Schulmann

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17 septembre 2015 | Le questionnaire de C. Schulmann | Laissez un commentaire

Emotional Technologies 
Q&A #4: Chris Kraus

Le questionnaire de C. Schulmann

Cover of I Love Dick by Chris Kraus
(Semiotext(e) / Native Agents), 1997

Reading Chris Kraus, notably I Love Dick (1997), was like an electric shock for me. Her writings have been at the heart of many of the discussions I have had, especially with my artist friends. This questionnaire has the same kind of title as one of her texts: “Emotional Technologies.” It’s important for me to know that she writes, that she makes films, that she teaches, that she is a publisher (Semiotext(e)) – she keeps all those balls in the air at the same time.

Les écrits de Chris Kraus, et notamment I Love Dick (1997), m’ont fait l’effet d’une décharge électrique quand je les ai lus. Ils sont au cœur de beaucoup d’échanges que j’ai – avec des amies artistes notamment. Ce questionnaire est intitulé comme l’un de ses textes : « Emotional Technologies ». Il est important pour moi de savoir qu’elle écrit, qu’elle fait des films, qu’elle enseigne, qu’elle est éditrice (Semiotext(e)) – elle tient tous ces fils en même temps.
Clara Schulmann

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