— Rencontre
DES/CHAÎNES – Le séminaire


Publié le


Formes et formats de la série télévisée contemporaine

 

Séance 6/6 – REGARDER, OU : QU’EST-CE QUE CE BINGE ? À propos du déplacement de la télévision sur Internet et de l’évolution des pratiques spectatrices.

 

 
De plus en plus rares sont ceux qui regardent encore un épisode par semaine, à heure fixe, bien assis devant leur poste de télévision. Les chaînes du câble, les DVD puis Internet, l’arrivée de Netflix et d’Amazon sur le marché des séries ont modifié en profondeur les rythmes auxquels chacun les regarde. Peut-on décrire l’histoire de ces rythmes ? Surtout, peut-on penser ensemble l’évolution des modes de production et de diffusion, celle des pratiques spectatrices et celle des séries elles-mêmes ?
 

Séance 5/6 – Formes et formats : les limites d’une série dans l’espace. Les phénomènes de réduction. En quoi les séries sont-elles des mondes en miniature ?

 


 

Séance 4/6 – DIVISER, OU : QU’EST-CE QUE LA TÉLÉVISUALISATION ? À propos d’un certain dédoublement des mondes et des morales dans les séries contemporaines.

Invitée : Camille de Castelnau, scénariste principale aux côtés d’Eric Rochant du Bureau des Légendes.
 

 

Bien des séries reposent sur un partage clair du licite et de l’illicite : la drogue et le lycée (Breaking Bad), la famille et la Famille (Les Soprano), l’espionnage et le monde (Le Bureau des Légendes), l’amour et la science (Masters of Sex)… Qu’est ce au juste que ce partage ? Est-il avant tout moral ou est-il d’abord perceptif ou visuel ? Comment aide-t-il à comprendre l’écart entre programme et vie, c’est-à-dire peut-être entre télévision et cinéma ?

 

Séance 3/6 – FORMATER, OU : DES MISES EN BOÎTE – À propos d’une réduction propre aux sitcoms en particulier et aux séries en général.

 

 

Les séries proposent volontiers des univers en réduction : ville sous cloche ; population mondiale tout à coup privée d’un pourcentage d’elle-même ; destin dont on ne sort pas ; ou encore, décors souvent uniques des sitcoms. Qu’est ce que cette réduction ? Quel est son théâtre ? Faut-il à tout prix soustraire, amputer et enfermer pour faire une série ? Que nous enseigne à propos du formatage semble-t-il essentiel au genre, l’histoire de la laff box ou boîte à rires, inventée peu de temps après la guerre par un ingénieur du son, Charles Douglass ?

 

Séance 2/6 – À PROPOS DES PONCTUATIONS, DES INTERRUPTIONS. ET DES INTERVALLES À L’INTÉRIEUR ET ENTRE LES ÉPISODES
Scander, ou : Coupures publicitaires, prégénériques, cliffhangers…

Invitée : Christina Wayne, productrice notamment en charge du développement de Mad Men et de Breaking Bad pour la chaîne AMC.
 

 

La durée des épisodes, le temps qui les sépare, mais aussi l’emplacement au sein de chacun des coupures publicitaires, sont quelques unes des contraintes contre lesquelles scénaristes et réalisateurs ne peuvent a priori rien. D’où vient ce formatage ? Comment les uns et les autres y répondent-ils ? Et de quelle manière une de ces contraintes en particulier, la séquence prégénérique, est-elle peu à peu progressivement devenue un exercice, voire un art à part entière ?

 

Séance 1/6 – ENCHAÎNER, PROGRAMMER, DÉCHAÎNER, OU : NAISSANCE DE LA TÉLÉVISION. Introduction en compagnie de Master of None, de Breaking Bad et de Serge Daney.

 

 

L’âge d’or de la télévision est si bien installé que certaines séries, par exemple celle de Aziz Ansari, Master of None, n’hésitent pas y faire directement référence. Quand on parle des séries on continue toutefois de le faire comme si elles étaient des films, et comme si la télé était devenue la relève du cinéma.
Peut-on procéder à l’inverse, parler des séries depuis la télévision et depuis elle seule ? C’est le propos de ce séminaire, introduit ici en filant la métaphore de la chaîne, chère à un penseur majeur de la télé, Serge Daney, et en s’appuyant sur l’image de Breaking Bad choisie pour le résumer (deux mains nouées devant une télé tardant à émettre).

 

En savoir plus sur le séminaire